Randonnée au Chasseral depuis Villeret (Saint-Imier), Combe Grède et Petit Chasseral. Retour par Ilsach et la Métairie au Renard
Randonnée du
lundi 25 avril 2011
L'idée se cette randonnée est venue de Migros Magazine qui
proposait en avril 2011, une balade au Mont-Sujet depuis
le lac de Bienne. En regardant la carte, le Chasseral est juste
au-dessus, donc allons plutôt au sommet local ... depuis Saint-Imier !
Merci la Migros pour l'idée ;-)
Pour profiter de cette fin de weekend de Pâques, nous dormons dans le
secteur, Mont-Crosin. Calme, verdure et éoliennes viennent peupler
cette crête jusqu'au Mont-Soleil et sa centrale solaire. La société
Juravent a réussi à transformer ce parc en site touristique où l'art
de faire aimer ces monstres d'acier ! Joli coup marketing qui mérite
d'être souligné !
Départ depuis le village de Villeret, attenant à Saint-Imier, l'idée
est de montée au Chasseron par la
Combe Grède
et de redescendre par les pâturages au-dessus de Saint-Imier. Au
matin, une recherche Google m'avait permis de découvrir que la Combe
Grède comporte des échelles et est "impossible aux chiens". Je pensais
faire la course dans l'autre sens, mais il est plus facile de monter
les difficultés.
Nous la sommes la
même équipe que la veille, cinq et
une chienne de 14 ans et nous partons depuis Villeret. On sort du
village, passons devant une place de parc avec des panneaux
touristiques et des indications que la Combe Grède est non praticable
entre mi-novembre et mi-mai, que c'est une
réserve
naturelle et que le sentier est impossible aux chiens. Donc en
s'enfonce dans la forêt avec la chienne Valdine qui a
déjà
connu les échelles du Luisin et celles de la cabane Bertol.
Montrons aux bernois comment les chiens vaudois se débrouillent !
Chemin bucolique, l'ail des ours répand son odeur caractéristique, à
travers une forêt dense. Puis on longe le lit du ruisseau à sec, avec
des petits ponts en bois, passerelles, mains courantes, escaliers en
rondins. Contraste entre mousse et rochers, couloirs à avalanches et
pente douce du ruisseau.
Nous arrivons à la première échelle, enfin les choses sérieuses
commencent, mais la chienne après hésitations passe à côté sans aide.
Juste après se trouve les deux échelles, plus corsées. Juste derrière
nous, un couple arrive avec un dalmatien, on babille brièvement et
monsieur porte le chien dans ses bras et monte en moins d'une minute.
Pour nous la technique est différente, harnais pour la chienne et
corde, je suis en haut et tiens la corde et Nouchka pousse la chienne
par en bas, moins esthétique, mais ça fonctionne. La dernière échelle,
la chienne a pu monter entre le rocher et l'échelle d'elle-même.
"Impossible aux chiens" vous disent les bernois, mais les romands
prouvent le contraire (le
major Davel serait fier !);-)
Le chemin vient buter contre plusieurs cirques (mais que c'est joli)
et part à flanc de rocher dans une sente, arrachée à la paroi, tout en
zigzag (donc pentu) sous La Corne. Ce sentier a reçu le pris du
Sentier
Modèle en 2000, il est sécurisé par un gros câble (ancien cable
électrique) et par des barrières, absentes lors de notre passage. Le
seul problème est la chute de pierres, la tête de peloton, plus haut,
envoyait des cailloux à la queue du peloton !
A la sortie, une crousille nous invite à l'obole puis au Pré aux
Auges, une fontaine permet de se rafraichir. De là, le chemin se fait
doux et nous prenons la version longue via la Métairie de Morat (
métairie,
ferme en patois local) et le Petit Chasseral. Avec Christian nous
sommes en tête et en attendant le reste de la troupe à cette métairie,
j'en profite pour visiter le chalet du SCV (nommé Perce-Neige), Pt1514 sur la carte.
La vue sur le Mont-Crosin est encombrée par des sapins, dommage.
Ensuite montée douce au Petit Chasseral, son champ de narcisses jaunes
et de crocus rendent les lieux charmant, avant de découvrir le
Chasseral et sa tour
de télécommunication de Swisscom, aussi belle qu'une verrue purulente
sur le nez !
Un droit en haut nous permet d'admirer de près ce monstre hideux
d'acier et de béton, dont la meilleur chose devant lui est la fuite
!
La vue est bouchée sur les Alpes, dommage (
session
de rattrapage sur Flickr). Côté Franches Montagnes, les 19
éoliennes (16 de FMB au Mont-Soleil/Mont-Crosin et 3 d'Alpiq à
Peuchapatte) brassent du vent !
On s'abrite du vent, dans les pentes S du sommet et sortons tout
l'attirail du parfait picnic grillades : barbecue jetable, cervelas,
saucisses de veau et chips au paprika, swissitude jusqu'au couteau
Suisse !
Après une sieste, nous reprenons vie et partons par la route, bien
frequentée pour rejoindre l'
Hôtel du Chasseral
assailli par une horde de touristes (familles, motards, EMS). Dire
que la route y montant était payante jusqu'en 2007 (voir ces deux
vidéos de la TSR,
vidéo
1 et
vidéo
2). Puis nous basculons dans la pente NO (chemin non indiqué in
situ) pour contourner brièvement par la route (pouah !) La
Cornette.
Ensuite descente via Ilsach puis Métairie au Renard via des pâturages
en pentes douces et encore bien fleuris car les vaches n'y pâturaient
pas encore. Une dernière pente plus prononcée, à travers la forêt de
Côte au Renard, coupant plusieurs fois une route forestière, permet de
rejoindre Villeret avec le sentiment d'avoir vécu une bien belle
journée.