Randonnée au Pic Boré depuis Thollon et la Montagne des Mémises
Randonnée du
dimanche 03 juillet 2011
La veille, au retour de la
balade au Mont de Grange, je
suis rentré par le vallon d'Abondance plutôt que par Monthey. C'est
plus long, mais cela varie les plaisirs (Abondance, joli vallon
agricole). En descendant j'ai revu la Dent d'Oche et les Mémises. La
Dent d'Oche est déjà visitée, il me reste donc les
Mémises que je vois depuis chez moi (Saint-Prex).
Je profite de ce beau dimanche après-midi ensoleillé pour découvrir
ces Mémises. Départ depuis le haut de la
station des télécabines,
pour remonter par la piste de ski. Ce parcours est peu passionnant en
lui-même, l'aménagement de la piste ayant détruit la végétation, les
fleurs sont donc rares. Par contre la télécabine est délicieusement
retro, elle date de 1976, avec la vue arrière qui s'ouvre sur le
Léman. La montée est soutenue et la chaleur fait couler la sueur le
long de nos corps. La montée se finit par la route creusée dans la
roche, flanquée d'un filet de protection pour les skieurs. En arrivant
au col, à côté du bâtiment de la télécabine, la vue s'ouvre sur le Pic
Boré et le domaine skiable. Il y a aussi la vue sur le Léman, le Jura
et préalpes, superbe. C'est aussi le lieu de départ des parapentistes
et j'en profite pour les voir partir.
Je poursuis par une route de 4x4, pour contourner les lacs
artificiels, réserve d'eau pour les canons à neige, devant le
télésiège de la Frasse, sous les Chalets des Mémises. Je poursuis
toujours par la piste de ski qui longe le télésiège Parchet. Ca n'est
qu'en haut de ce télésiège que nous quittons enfin le domaine skiable,
nous sommes sous le Pic Boré qui est comme une muraille.
Par un couloir pentu et caillouteux, on rejoint l'arête du Pic Boré,
en passant devant une corde plein de noeuds dont je ne comprends pas
l'utilité (peut-être en hiver). Il reste à gravir la pente finale,
raide, mais courte pour arriver au sommet du Pic Boré, 1974m, sans
cairn ni croix. Je profite de ce sommet pour marquer une bonne pause,
la température est idéale contrairement à la chaude montée sous la
télécabine. La vue est superbe, surprenant de voir le Léman si proche
entouré des montagnes. Il manque juste le Mont-Blanc !
Après la pause, je pars par la crête O où une sente est bien tracée
(non indiquée sur la carte). Peu après le sommet, un couloir
permettrait de revenir rapidement sur le domaine skiable, mais je
continue par cette jolie crête, c'est le passage le plus fleuri de la
randonnée. Superbe. Depuis le Pt1938 (tiens sur
la photo de Randalp, il
y avait une croix, disparue depuis), je descends en coupant droit en
bas pour la ferme de Neuva dessus et sa ruine. De là je retrouve le
chemin que je suis. Par contre peu après, voyant deux traces, j'ai
suivi la plus haute qui était le chemin des vaches. J'en suis quitte
pour couper droit en bas et rejoindre le chemin à Les Plénets
Chéravaux.
Un joli chemin me fait descendre aux ruines de Les Lanches puis je
retrouve le domaine skiable (zut, déjà !) où il faut remonter sur une
route de 4x4 (piste de ski). Je rejoins le plateau du domaine skiable
et coupe au plus court pour retrouver le bâtiment de la télécabine.
Pour rejoindre le Pic des Mémises, il faut passer par des couloirs
dans ce bâtiment, puis on trouve un sentier en pente régulière montant
à ce pic. Sur ce sentier, il y a des panneaux touristiques du
Sentier
Découverte. Puis j'arrive au Pic des Mémises (1632m), flanqué
d'une grande antenne radio (ancien émetteur de
Radio
Thollon des années 1980, cf
historique).
La vue est sympa sur le Léman, mais dommage que plusieurs sapins
cachent la vue vers les préalpes romandes (idem pour les autres sous
sommets sur les Mémises).
Je poursuis par la crête, à flanc de coteau, pour arriver au Col de
Pertuis. Sur la carte il y a un passage nommé Echelle qui est annoncée
pour 12m de haut, hum terriblement tentant, mais cela ferait un détour
et la route est encore longue. La descente du Col de Pertuis est fort
esthétique, sous les à pics des Mémises et par un chemin taillé dans
le rocher. Il est composé de cailloux, il faut donc surveiller sa
progression.
La descente se poursuit pour bifurquer pour une route forestière
traversant le Bois de la Corne. On arrive ensuite dans une belle
clairière, au-dessus de Sur les Plagnes, où des chevaux paissent sous
les Mémises. Sympa. Puis il suffit de suivre cette route, une dernière
fois en forêt (un peu plus en pente), pour retrouver la ligne de la
télécabine et ainsi le scooter.