Randonnée au Suchet depuis Saint-Croix, les Aiguilles de Baulmes. Retour par La Matoulaz et Six-Fontaines

Randonnée du samedi 03 juillet 2010
Lors d'une de nos virées aux Aiguilles Baulmes avec Christian, nous avions discuté de la traversée de Labande. Je n'avais pas lu son topo avant juste maintenant et il le fait dans le sens de la montée. De mon côté, je pars de Sainte-Croix pour finir à Six Fontaines et j'ai coupé sous le sommet des Aiguilles de Baulmes (pour éviter le détour du Col de l'Aiguillon) et je tenais à passer par la crête du Suchet, car en ski j'avais trouvé ce secteur magnifique malgré le brouillard épais.
La météo annonce des cumulus l'après-midi et des orages en soirée, je pars donc tôt. Je prends le train depuis Morges et ensuite le petit train à Yverdon (je suis surpris que les horaires ne soient pas synchronisés !). Je suis donc à 8h40 à Saint-Croix, beau soleil, température encore agréable mais la chaleur n'est pas loin ! Je traverse Saint-Croix direction Culliairy. A La Sagne, je suis content de trouver une fontaine, j'en profite pour boire à nouveau et me paumader. L'eau est déclarée non potable, mais après deux passés au Burkina Faso, quand on a soif on boit l'eau qui vient.
Après Culliairy, on s'enfonce dans la forêt, et désormais ça monte bien. La forêt est agréable, mais le temps lourd rend le t-shirt vite humide. J'arrive à Cave Noire, je n'avais pas prévu d'arrêt, puisque elle est déjà connue, mais après tout, je passe devant. Je rentre dans la cave, le sol est bien humide, mais quel bonheur : il fait frais ! Je passe du temps à tenter des photos dans cette pénombre totale. In fine sans trépied, je suis souvent mal cadré (je pose mon appareil sur un rocher), donc les photos au flash sont souvent les meilleurs, sauf pour la salle principale. L'endroit était plein de moucherons. Je ressors de la cave et retrouve la chaleur, puis je rebrousse chemin pour tenter de trouver l'ouverture de la cave, que je trouve facilement. En se penchant assez près, on sent une brise fraiche.
Puis je repars vers le sommet des Aiguilles de Baulmes, mais en approchant de la crête, j'entends le roulement de tambours du tonnerre : mais c'est quoi cette météo ! Ca n'était prévu que pour le soir ? Premier arrêt sous un arbre pour laisser passer le gros des gouttes. Puis je repars et j'arrive au sommet des Aiguilles de Baulmes. Il y a du monde. La pluie revient, plus sérieuse. Retour sous les arbres, mais je sors la veste de pluie. Je pensais descendre par le chemin de retour des grimpeurs, mais vu le terrain désormais humide, j'abandonne cette idée. Je reviens en arrière, 5mn, et devant un chalet (sur le A des Aiguilles de Baulmes), je descends dans un chemin pentu mais confortable. Il y a des vieilles marques oranges un peu partout, donc c'est assez facile de suivre ce chemin. J'arrive dans les hauts de Les Praz, la pluie est finie depuis un peu de temps, mais comme le champ est en herbe haute, je sors les guêtres. Je descends au plus court, en enjambant les barbelés. Le champ est magnofique, plein de belles fleurs.
Je rejoints la route et me dirige vers Grange Neuve par la crête. Je crois du monde. Le restaurant de Grande Neuve est bien occupé et d'après les plaques des voitures, il est connu loin à la ronde. De mon côté, je continue. Arrivé au Pt1384 (non indiqué sur le chemin, il ne faut donc par le râter), je pars à gauche. La voie normale serait de continuer tout droit, mais je tiens à arriver au Suchet par la crête faite en ski. Le chemin est peu tracé, mais encore devinable jusqu'au mur de pierre sèche avec des barbelés. J'ai pris la décision de monter le long de ce mur, pour le contourner et retrouver le chemin indiqué sur la carte plus loin. Mais quand j'arrive à la fin du mur, c'est un peu la forêt jungle et je continuer à monter. Et puis en voyant la crête juste au-dessus de ma tête, je décide de continuer mon hors piste. Ca monte raide, c'est un peu le chenit (arbres morts, herbes, mousses), mais j'arrive assez vite à la crête. Juste pour savoir où j'aurai dû arriver par le chemin officiel, je descends voir plus bas.
Je remonte puis me dirige vers Le Suchet. Dernier rayon de soleil, le gris sombre envahit le ciel avec quelques lointains éclairs. J'arrive à 20m du sommet et sa pyramide, lorsqu'un éclair tombe sur ma droite (un peu loin quand même) et en même temps, je reçois une décharge électrique sur la tête. Bigre, ça fait bizarre. Je file m'abriter sous la pyramide, mais il se met à pleuvoir fort avec du vent. Quelle ambiance. Je remets ma veste de pluie, et un peu plus tard mon pantalon de pluie. Les éclairs continuent. Je reste plus au moins au milieu, sous la pyramide, un moment accroupi (il faut minimiser sa hauteur). C'est beau la théorie, mais ça n'est pas confortable dans la pratique ! J'inspecte cette pyramide, je la trouve en bon état et me dit que la protection à l'air bonne. Derrière moi, le troupeau de vaches filent en contrebas vers les arbres. Après 1h, le calme revient, et doucement le beau. J'en profite pour enlever mes protections et faire sécher le tout ! Les vaches reviennent !
J'en profite pour manger, et prendre le temps de regarder les sommets autour. La vue est moyenne, mais on voit quand même. Puis je descends, la chaleur est revenue avec le soleil et le sol est déjà sec ! Je crois à nouveau du monde. Je passe devant le Chalet du Suchet son groupe électrogène (bouh !), puis je m'enfonce dans la forêt pour Le Rez. Je retrouve un chemin déjà parcouru. Avant La Matoulaz (ou Matoule), la prairie est magnifique et je me suis arrêté un bref instant, contemplation oblige. Cette prairie est remplie de bloc erratique avec le plus gros, en forme de dent sous le restaurant, La Pierre à Bolet (autre photo).
Sur la carte, j'avais repéré deux refuges le long de la route, et j'ai donc voulu voir cela de près. Je longe donc la route, pour trouver sous Suchet Dessous le premier (petit) refuge (Refuge des Granits). Puis au Pt1003, je passe par la forêt pour arriver au deuxième refuge (Pt842, Refuge de la Planche) où une fontaine me permet une toilette et de remplir la gourde. Il y a en a quatre en tout dont trois sur la commune de Rances. Puis je me laisse descendre jusqu'à Six Fontaines qui porte fort mal son nom car il n'y a pas de fontaines, mais il y a un robinet à boutton poussoir !
Fiche
  • Difficulté : --
  • Durée : 07:13:17
  • Pause : 01:50:25
  • Dénivelé : 1372.261 m
  • Distance : 18.668 km
  • Auteur: Daniel
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Carte topographique Suisse PeakFinder Alps
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