Ski de randonnée à La Para depuis L'Etivaz et le vallon de l'Eau Froide puis le col de Seron
Randonnée du
lundi 11 janvier 2010
La Para, un sommet que j'ai appris à connaitre avec le
drame
en 2002 de
Franziska
Rochat-Moser qui avait gagnée le marathon de New-York en 1997. Je
ne faisais pas de ski de randonnée à cette époque mais la célébrité de
son mari avait rendu ce drame célèbre.
Puis en 2007 , mes débuts du skis de randonnée, arrive un nouveau
drame dont je prend connaissance qu'en 2009, avec un article captivant
Vol
avec les Anges d'une survivante. Cette citation d'
Arthur
Schopenhauer résume à elle seule les risques en montagne :
« Toute ignorance est dangereuse et la plupart des erreurs se paient
cher. Il peut s’estimer chanceux celui jusqu’à sa mort porte en lui
une erreur, sans jamais devoir en subir les conséquences. »
Donc pendant l'été 2009, je suis allé en reconnaissance. La
première fois, brouillard épais au sommet et je n'ai rien
vu ! Donc je retente ma chance une
deuxième fois en
automne, avec une météo voilée. J'arrive quand même à prendre des
photos de la pente finale.
J'imprime donc deux photos de cette pente finale et choisis de partir
depuis le vallon de l'Eau Froide. Les horaires de bus pour l'Etivaz
sont plutôt incompatibles avec le ski de randonnée, j'ai donc pris une
voiture Mobility depuis Aigle. Arrivé sur la route, je fus stoppé vers
1200m (Pt1181) à cause de travaux forestiers. Je remonte donc le
chemin d'été bien encombré de branches. Ca n'est quand sortant de la
forêt, vers le Pt1275 que le chemin redevient normal. Je rejoins le
Pt1322 où il faut commencer à monter sur la gauche pour Les
Maulatreys. La trace est intelligente mais l'épaisseur de neige n'est
sur aucun fond : la descente va être terrible ! On passe devant Les
Maulatrey, 1405m puis le chalet au dessus. On part de là en devers,
par le chemin d'été vers le Pt1499. Un passage délicat avant de rentrer
dans la forêt, car on coupe un couloir à avalanches, puis on rentre
dans la forêt par un chemin étroit et peu enneigée.
A Plamperette, je souhaitais prendre la trouée dans la forêt, sur la
droite, rive gauche; mais en suivant la trace, je n'ai pas fait
spécialement attention et j'ai raté cette option. Au retour, j'ai fait
un arrêt pour étudier le lieu et cette trouée n'est pas évidente à
voir. Je longe donc, par le chemin d'été, les falaise sous Les
Arpilles, Raye de Toumaleys. Au dessus de 1700, la forêt cède la place
à un vallon que nous remontons par la droite, un peu plus haut que le
virage du chemin d'été. On arrive sur le plateau de Toumalay, dont on
voit en contrebas les fermes et en face de nous La Cape au Moine et le
col de Seron. On arrive aussi au soleil, ce qui fait plaisir et
réchauffe (-7°c au départ). On peut voir La Para, et estimer la
largeur des corniches. Depuis Les Châteaux (1878m), on rejoint le bas
du col, à l'ombre, que l'on remonte par des conversions sans soucis.
On arrive au col du Seron 2153m, avec le soleil et un magnifique
panorama sur les Diablerets.
Au col de Seron, on tourne sur notre gauche pour remonter la zone de
Pierres Fendues. Je choisis l'option la plus à gauche qui suit plus ou
moins le chemin d'été. Cela vaut une montée délicate car pentue et je
me dis que les traceurs étaient sportifs ici ! Je passe devant les
paravalanches et arrive à un replat sous le Pt2456 avant la pente du
sommet finale. Je prends le temps de l'observer et j'estime que la
trace est bonne. Je me lance mais quand même en alerte au moindre
bruit !
Au sommet, je bénéficie d'un grand ciel bleu, La Para s'offre enfin
dans ses plus beau atouts. Je marque une longue pause pour en
bénéficier. Une hélicoptère me passe au dessus, le copilote qui me salue
et des choccards qui s'amusent avec les thermiques ! Moment de
béatitude !
Je descends, un peu plus bas que la trace de montée et retrouve le
Pt2456. Je coupe dans de belles pentes au plus droit et court dans
Pierres Fendues, dans une belle neige poudreuse. Je retrouve le col de
Séron, plus tracé car étroit mais en trouvant encore de la poudre.
Puis je me laisse glisser dans les pentes douces jusqu'à l'entrée de
la forêt. Je vais au plus loin entre les arbres et les vernes et je
suis obligé de repasser le chemin d'été de la montée en forêt : c'est
le gymkhana. Avant la sortie de la forêt, je déchausse, trop peu de
neige. Je retrouve le couloir avalancheux, que je traverse à pieds,
une coulée a déjà effacé mes traces de montée ! Puis la pente vers
Maulatreys, que je descends au mieux et avec précaution vu le peu de
neige. A cause des travaux forestiers, je remonte au mieux la route
depuis le Pt1275, pour me laisser glisser jusqu'à la voiture.