Habillement pour une randonnée

Habillement d'été

Au début furent le simple pantalon, un t-shirt et des baskets. Petit à petit (on devient moins petit) on améliore les chaussures, les vêtements et tout le reste. J'ai le souvenir en montant à la Haute Cîme (Dents du Midi), au col de Susanfe, de voir un homme en simples baskets, short et t-shirt et sans sac à dos (donc sans eau). Après une salutation, on l'a laissé passer devant, pensant que cet amateur serait vite rattrapé. Bein on s'est fait distancer en bonne et due forme. Ca n'était pas faute de marcher d'un bon pas. Il redescendait qu'on nous nous arrivions à peine. Comme quoi l'habit ne fait pas le moine ni le marcheur !
Donc au niveau des vêtements, voilà où j'en suis actuellement :
  • un t-shirt en laine de merinos : il n'y a plus d'odeur de transpiration (même ça sent bon la laine), il ne gratte pas, il sèche très vite (pas aussi vite que le synthétique quand même). Et c'est une fibre naturelle. Inconvénient le prix (90.- CHF) et on ne le trouve pas partout.
  • Un pantalon simple de randonnée
  • des guêtres au fond du sac (en cas de pluie, vous les apprecierez dans les herbes hautes)
  • une veste Soft Shell comme coupe vent et un peu de chaleur.
  • une sur-veste anti-pluie de chez Patagonia Rain Shadow H2NO. Non ça n'est pas du Gore-Tex. Recommandé par la TSR !
  • des chaussures de randonneés de plus en plus rigides. Actuellement des Meindl Vaccum. Les meilleures chaussures pour moi depuis longtemps. Il m'est arrivé d'acheter une paire de chaussures et de devoir le jeter à causes de cloques systèmatiques.
  • En début et fin de saison, une paire de gants légers, ainsi qu'une écharpe.

Gore-Tex

A éviter.
Je m'explique. On est tous influencé par le matraquage publicitaire de cette marque américaine. L'idée est intéressante mais le produit est cher et a des défauts.
Lors d'une soirée en cabane, nous étions attablés avec un guide, grand dans son domaine et conseiller technique d'une grande marque. Il nous a descendu le Gore-Tex et le mythe s'est écroulé ! Il faisait le Mont-Blanc en K-Way. Il y a juste le commercial de la grande marque qui l'encourageait à dire que c'est bien. Par capilarité, l'eau rentre dans le vêtement.

Crème solaire

En montagne le soleil est fort et donc en plein saison j'utilise des crèmes d'indices 40. Pour le début et fin de saison une 20. Je suis passé aux crèmes BIO car avec les crèmes standard j'avais les yeux qui brulaient en fin de balade de 8h. Je n'ai plus ce problème aux yeux avec les crèmes BIO. De plus je lis le contenu INCI et les crèmes standards contiennent beaucoup de dérivés du pétrole. Lire le livre "La vérité sur les cosmétiques". L'inconvénient des crèmes BIO c'est que cela donne un teint "fromage blanc". Ce problème a disparu avec les nouvelles crèmes post-2009 (changement de la réglementation européene en 2009). Le prix est à peine plus cher.

Habillement d'hiver

Mes deux premières saisons de ski de randonnées furent effectuées avec mes habits de skis alpins (Trévolution/Migros, 500 CHF l'ensemble). J'en fus très content mais l'inconvénient c'est qu'il était trop chaud lors des journées bien ensoleillée. L'usure faisant son travail sans relâche, il a fallu renouveler le matériel.
Direction PasseMontagne à Lausanne. Je savais le style de vêtements (softshell) désiré mais que le choix est vaste ... sauf pour la couleur où on entendrait presque Henry Ford prononcer son fameux un client peut demander cette voiture en n'importe quelle couleur, du moment que c'est noir. pour sa Fort T ! Pour les pantalons c'est que du noir et pour les vestes le noir est dominant avec peu de couleur. J'ai réussi à trouver une veste dans une couleur qui me plait, ce qui n'était pas gagné vu le faible choix des couloirs.
Au final, mon équipement est le suivant :
  • Pantalon Mammut Haute-Route Pants (noir), 260.- CHF
  • Sous-vêtement Patagonia en laine de Merinos, Merino 3 Baselayer Classic Zip-Neck (noir)
  • Une sur-couche chaude, Patagonia Regulator R1 Pullover (noir)
  • Une veste softsheel sans membrane donc très respirante, Patagonia Guide Jacket(rouge, enfin de la couleur)
  • Pour l'imperméabilité ou lors des vents froids au sommet, je prends avec moi la veste H2No d'été, Patagonia Rain Shadow Jacket
Donc au début de la course, j'ai bien sur la laine de Merinos en première couche. Cette matière est naturelle et a l'énorme avantage de ne pas sentier la transmission (testé avec succès pendant une semaine). En deuxième couche, j'ai le pull Patagonia Regulator. Comme il est chaud, je l'enlève assez vite, l'inconvénient c'est qu'il est synthétique et donc les odeurs de transpiration perdurent. Et par-dessus la veste Patagonia Guide. Au départ je mets les gros gants puis lorsque j'enlève la Regulator je passe aux petits gants fins.
Arrivé au sommet, je remets la Regulator et s'il y a du vent froid, je rajoute la Patagonia H2No Rain Shadow. Pour compléter le tableau, un bonnet ou serre-tête ou casquette selon le froid/soleil, une écharpe toute simple et nouveauté 2009 des serre-poignets pour éviter que l'air froid ne rentre. Je suis très content de cet habillage en pelures d'oignons, le défaut est lors des montées à l'ombre et par grand froid (-10°), j'ai froid au fessier. Le changement de caleçon n'a pas encore résolu ce problème ! Dernier problème déjà cité, c'est que la deuxième couche (Regulator) est synthétique et conserve donc les odeurs de transpirations.
Chaussures de ski de randonnée
Pour les chaussures, Scarpa est la norme. Lors des randonnées, les skieurs sont au 3/4 équipé de cette marque. Actuellement le chausson thermoformé est la norme (avant c'était la Scarpa Laser), c'est confortable mais LE problème est l'odeur en fin de course. J'ai fini par trouver une solution avec un spray pour chaussure trouvé à la Coop. En fin de course, une pression pour chaque chaussure. Ouf, on respire ! J'ai donc des Scarpa Spirit 3 (remplacé depuis par la Spirit 4). J'apprécie les boucles de fermetures et le confort. Pour les skis, le choix est vaste. On voit pas mal de Trab (IT), un peu de Movement (CH) et j'ai des Völkl (DE). Avec les années les skis deviennent plus larges. Les miens sont légers (1180g pour un ski), des Völkl Mountain Norbert Joss.
Fixation
Des Dynafit lowtech avec stoppeurs. Les Dynafit sont légères et c'est pour cela qu'on les choisit. Il faut des chaussures adaptées, avec un insert dédié. Les stoppeurs par contre sont une mauvaise idée, lors des gamelles le ski reste soit sous la poudre introuvable, soit il continue quand même de descendre. Bref une fois, après ma gamelle, j'ai cherché pendant 45mn jusqu'à ce que d'autres randonneurs ne le trouvent bien plus bas. A éviter donc. On m'avait conseillé cela au magasin car lors d'une avalanche, la théorie vaudrait que le ski se détache et évite d'être encore plus aspiré vers le bas. Ma théorie est que dans une avalanche on est de toute façon mal ! Au niveau des inconvénients, rarement la fixation se bloque lors de la pause au sommet, il faut donc la réchauffer pour la bloquer.
Bâtons de ski de randonnée
Prendre des bâtons dédiés au ski de randonnée, ils sont rigides et avec une grande poignée en mousse, qui permet de le tenir en haut ou plus bas lors des dévers. J'ai utilisé mes bâtons d'été télescopiques mais c'est moins pratique.

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Auteur: Daniel Commentaire(s): 1+